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La puissance du son



Depuis des temps immémoriaux, l'étonnante énergie créatrice du son est une des plus anciennes façons utilisée par les êtres humains pour soulager, harmoniser et guérir.



Au commencement, il n’y avait rien. Une vacuité infinie, éternelle... Puis soudain… l’espace, le temps et une myriade de phénomènes cosmiques émergèrent dans des fréquences sonores. « Big Bang », « AUM primordial », « Verbe Créateur »… autant de mots pour décrire l’inexprimable force créatrice intimement liée au premier Son. D’ailleurs, il se pourrait bien que cette puissante vibration sonore ne soit pas une création parmi les autres phénomènes, mais bien leur origine. Le Son primordial n’a pas été créé, il est Créateur. Tout ce qui existe est une forme de « CréaSon » !
L’Univers entier se déploie dans une infinité de vibrations : tout, et tout le monde, vibre à une certaine fréquence. Chaque vibration possède son propre son et la majorité d'entre eux, les ultra_ et infrasons, restent inaudibles pour l’oreille humaine. Chaque son crée une forme immatérielle ou matérielle, nos pensées et nos émotions agissent sous forme d'ondes électromagnétiques et possèdent leurs propres fréquences. Le son, faisant le lien entre les mondes visible et invisible, en est une des clefs.

Les anciens sons du futur

L'idée que le son affecte la santé de l'esprit et du corps n'est pas nouvelle. Rythmes des tambours chamaniques, chant des bols tibétains, récitation de mantras ou de sonorités psalmodiées, la puissance évocatrice et énergétique du son est étroitement liée aux traditions spirituelles humaines.
Par le chant, les percussions et la musique sacrée, l'Homme ancien équilibrait ses énergies physiques, émotionnelles, mentales et spirituelles.
L'Homme moderne ayant perdu cette connaissance, y revient peu à peu grâce aux recherches réalisées dans diverses branches scientifiques.
Des physiciens émettent l’hypothèse que la matière serait pour l’essentiel de l'énergie encodée à la façon d’un hologramme et que l'ADN fonctionnerait comme un « projecteur holographique » traduisant l’énergie en diverses formes. Celles-ci se comportant comme des ondes acoustiques, le son serait l’outil central pour l'écriture et le décodage de l'information génétique.
Mais revenons un instant aux bases physiques du phénomène « son ».

Qu’est-ce que le son ?

Le son est une sensation auditive engendrée par une onde émise par la vibration de molécules. De façon mécanique, ces vibrations se transmettent de molécules en molécules : elles se rapprochent et s'éloignent avec plus ou moins de régularité, ce qui crée des zones de pression et de dépression, à l’image d’une vague ou « onde sonore ». Celles-ci se propagent de l'émetteur vers un récepteur, l'oreille humaine par exemple. Le son est caractérisé par sa hauteur (grave ou aigüe), par son intensité (fort ou faible) et par son timbre, ce qui permet la distinction entre deux sons de même hauteur et de même intensité, produits par deux sources sonores différentes (un « la » au piano ou à la flûte par exemple).

Dans leur forme la plus courante, les sons, vibrations ondulant dans l'air, fournissent aux êtres humains l'un des moyens les plus efficaces pour communiquer... avec les systèmes nerveux de leurs congénères, ainsi que ceux des animaux. Créatrice d’ambiance, la musique rythmée d’un cours de fitness nous dynamise alors que des sonorités lentes et douces favorisent la relaxation proposée au cours de yoga.
Notre corps et notre esprit ne réagissent pas de la même manière au bruit implacable d'un marteau-piqueur qu'au chant de l’eau d’un ruisseau ! Que nous ayons conscience ou non de leur influence, n’empêche pas le corps de capter ces ondes extérieures et, par résonance, de s’y « accorder ».
Des recherches ont mis en évidence les effets des ondes sonores sur la matière.

Le son et l’eau

Une des études les plus étonnantes sur la puissance du son a été menée par le Dr Masaru Emoto, diplômé du Département des sciences humaines de l'Université municipale de Yokohama au Japon et auteur des best-sellers « Les Messages de l’Eau » (tomes 1, 2 et 3).
Dans ses expériences, le Dr Emoto a montré les différences — parfois spectaculaires — dans les formations de cristaux d’eau gelée soumises à diverses influences. La cristallisation des molécules d’eau permet de visualiser les effets informationnels émis par des affirmations verbales, des pensées, de la musique et même des prières. Les gouttes d’eaux soumises à des paroles bienveillantes, à de la musique classique (Mozart, Beethoven…) ou à des sons harmonieux, montrent de beaux cristaux structurés alors que des sons discordants ou du heavy métal, de la techno… génèrent une structure éclatée, mal formée et chaotique. Dans ses conclusions, le Dr Emoto souligne que tout son est vibration et que toute vibration est énergie. Celle-ci possède une influence indéniable sur l’eau et, par voie de conséquence, sur le vivant et donc l’être humain, notre corps étant majoritairement composé d’eau (± 60% chez l’adulte et 78 % chez le bébé) ! Les sons harmonieux et cohérents ont une action bénéfique sur la structuration des molécules d’eau et se révèlent curatifs pour l’ensemble du vivant. Les sons disharmonieux et chaotiques déstructurent les molécules d’eau et auraient tendance à éloigner les systèmes vivants de leur état d’équilibre.

Good Vibrations…

Nombre de recherches actuelles suggèrent que le son peut contribuer à réduire le stress, créer un sentiment profond de bien-être et même promouvoir la guérison. Qu’il s’agisse de diffuser du Bach dans les serres d’une pépinière ou des musiques relaxantes dans le bureau d’un praticien de santé, la thérapie par le son gagne en popularité. À la fois préventive et complémentaire aux traitements plus traditionnels, la thérapie sonore agit sur le corps et l’esprit : il a été démontré qu’elle aide à soulager la dépression et permet aux patients atteints de cancer de récupérer plus rapidement de la chimiothérapie. Même l’ « American Cancer Society » a reconnu que certaines formes de méditation, telles que celles utilisant une répétition de mantras, généraient une relaxation bénéfique chez les patients atteints de cancer.
En utilisant la voix humaine et/ou des instruments pour stimuler la guérison, la thérapie sonore fait partie des thérapies douces qui, elles-mêmes, composent le vaste domaine de la médecine dite « vibratoire ». Cette dernière se base sur l’idée que chaque partie de notre corps possède sa propre résonance naturelle et que la maladie est le résultat de déséquilibres dans ces résonances. Une action sonore ciblée peut donc aider le corps à retrouver l’équilibre perdu.
Cela marche-t-il vraiment ? Oui, répondent les thérapeutes du son qui traitent avec succès nombres de symptômes liés au stress, voire la maladie de Parkinson, en passant par les maux de dos ou les problèmes hormonaux.
Jonathan Goldman, directeur de la « Sound Healers Association » aux Etats-Unis, a pu constater que l’utilisation de diapasons spécifiques atténuait les manifestations de maladies, allant de simples maux de tête à la correction de vertèbres mal alignées !



A chaque technique ses effets

Voici quelques approches courantes où sons, musiques et instruments possèdent des actions thérapeutiques spécifiques :
Musique classique : d’après certaines études, l’écoute de musique classique augmenterait le taux de développement des connexions synaptiques dans le cerveau des jeunes enfants. Elle contribuerait à nourrir la créativité et à favoriser la joie chez les adultes. La musique classique peut même contribuer à remédier aux maladies physiques comme l'hypertension artérielle et la tension musculaire.
Bourdonnements : ce type de son apaise le mental, élève la conscience. Selon une étude menée par un chercheur suédois et publiée dans l’« American Journal of Respiratory et Critical Care Medicine », les bourdonnements et les ronflements provoquant la détente aideraient à maintenir les sinus dégagés et sains.
Bols chantants. Qu'il s'agisse de métal ou de cristal de quartz, un bol sonore « chante » quand nous faisons tourner un maillet feutré autour de son pourtour. Utiliser une mailloche pour créer des résonances, douces et rythmées, génère une détente profonde, un ralentissement de la respiration, des ondes cérébrales et du rythme cardiaque… Calmes, elles enchantent le corps et l’âme.
Diapasons. Utilisés à l’origine pour accorder les instruments de musique, les diapasons ont longtemps été employés par les orthopédistes pour détecter les fractures de stress dans les os. Des thérapeutes utilisent des fréquences spécifiques pour induire la relaxation, équilibrer les systèmes nerveux, augmenter l'énergie vitale ou encore harmoniser un organe ciblé.
Chants. Le chant est un excellent moyen de maintenir notre santé et notre bien-être. Les recherches montrent qu’il peut stabiliser la fréquence cardiaque, abaisser la tension artérielle, améliorer la circulation, produire des endorphines et stimuler les processus métaboliques. Chanter peut aussi aider à focaliser son attention, ce qui atténue les niveaux de stress. Chanter la syllabe « OM », considérée comme l’un des mantras les plus importants, favoriserait la clarté mentale et aiderait à développer une connexion consciente avec notre Soi supérieur.

Fréquences originelles Solfeggio

Même si les sons se révèlent être des outils de guérison et de métamorphose très puissants, selon de récentes découvertes, notre échelle musicale moderne a été dépouillée de son vaste potentiel transformateur. Il y avait jadis une échelle tonale, plus pure, connue sous le nom des « fréquences originelles Solfeggio ». Elles remonteraient à l'Antiquité où elles étaient spontanément chantées pendant les cérémonies religieuses, notamment dans les chants grégoriens.

Ces « codes de guérison » ont été extraits de ces hymnes anciens et testés à la lumière des connaissances contemporaines par plusieurs chercheurs, tels que le Dr Dave Hulse ou encore le Dr Joseph Puleo.

Voici quelques-unes de ces « fréquences originelles Solfeggio » (écoutez-les via YouTube !) :
• 174 Hz : les fondements, la base, sentiment de sécurité, de sérénité ;
• 285 Hz : cognition quantique, régénération des organes et des chakras ;
• 396 Hz : aide à la libération des peurs et de la culpabilité ;
• 417 Hz : transmutation, facilitation du changement ;
• 528 Hz : transformation et réparation de l’ADN ;
• 639 Hz : interrelation, équilibre relationnel, connexions neuronales ;
• 741 Hz : éveil et activation de l’intuition, expression de soi ;
• 852 Hz : retour à l’ordre spirituel, amour inconditionnel ;
• 936 Hz : maîtrise, connexion à l’énergie universelle, sensation d’unité.



Le son sans son

Aussi simple qu’il puisse paraître, le son est un puissant levier dont les effets n’ont pas fini de nous surprendre. Il possède aussi un secret. Pour le découvrir, il faut pouvoir inverser son regard, ou plutôt son écoute et s’installer en mode réceptif… Les oreilles effectuent la transmission des sons, sans être pour autant le centre de l’écoute, nous entendons depuis le lieu de nos profondeurs.
Ainsi, lorsque nous fermons les yeux et prenons le temps de ressentir notre environnement sonore, chaque son semble se déplacer vers nous, naturellement, comme si nous en étions le centre. Un centre sans son parasite, car un son ne peut pas en entendre un autre. Nous pouvons découvrir ce centre silencieux où chaque son émerge et se dissout dans le silence : «… d'une manière soudaine, tous les sons disparaîtront et nous entrerons dans le ‘son sans son’, le coeur de la Vie… »(1).

Olivier Desurmont

RÉFÉRENCES :
• Le Pouvoir spirituel du son et de la voix de J-M. Abel aux Editions du Rocher
• La pratique du yoga du son de V. & D. Fargeot, Le Courrier du Livre
• Les 7 secrets de la guérison par le son de J. Goldman chez Guy Trégastel
• Dictionnaire de l’impossible de D. Van Cauwelaert
• freedomfighterunite.webs.com
• desmusiquespourguerir. com.
(1) Osho Rajneesh



Paru dans l'Agenda Plus N° 287 de Mai 2017
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