Réflexologies, des clés pour l’auto-guérison
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Réflexologies, des clés pour l’auto-guérison



Le corps possède d’exceptionnels pouvoirs d’autorégulation et d’auto-guérison dont font écho la plupart des savoirs médicaux millénaires de par le monde. Certaines des méthodes pour sti-muler ces pouvoirs ont, elles aussi, traversé les siècles, attestant pour le moins de leur capacité à améliorer le bien-être et la santé. Parmi elles, la ou plutôt « les » réflexologies ! Petit tour d’horizon d’un domaine où il fait bon mettre le pied.





Des tombeaux de l’Egypte ancienne (envi-ron 2300 avant J.C.), aux livres de médecine chinoise en passant par la représentation sym-bolique des pieds de Bouddha ou de Vishnu dans les traditions bouddhistes et hindouistes, partout s’illustrent dans l’histoire humaine la découverte et l’intérêt porté à la pratique thé-rapeutique de la réflexologie. D’un concept de base sont nées différentes pratiques et écoles dont toutes ont en commun de participer au rééquilibrage (physiologique, énergétique, émotionnel) de la personne.

Un concept…

Le principe de base de toute méthode réflexe est simple : utiliser l’information donnée par une zone du corps pour participer au rééqui-librage de fonctions physiologiques assurées par des organes souvent éloignés de cette zone. Utiliser l’information peut consister en une simple lecture de signes (tâches, lignes, re-liefs,…) comme c’est le cas en iridologie. Cette lecture renseigne alors sur l’état des différents organes du corps dont la zone réflexe (l’iris dans ce cas) est un miroir. Dans cette discipline il n’y a bien sûr pas de manipulation physique de la zone, mais les renseignements fournis aideront l’iridologue à estimer les états de carence ou de surcharge affectant l’organisme du consultant. Dans la plupart des autres méthodes réflexe, le praticien agira physiquement sur la zone réflexe afin d’induire un retour à l’équilibre des organes correspondants. La stimulation peut être manuelle (digito-pression) ou faire appel à des instruments. Dans tous les cas, ces mé-thodes reposent sur l’existence d’un lien entre « zones réflexes » et « organes », lien dont la nature fait l’objet de multiples interprétations.

Physiologique ? Energétique ? Magique ?

Un peu des trois dirait le sage… et c’est sans doute le cas ! La nature réelle du lien unissant zones réflexes et organes est encore à l’heure actuelle un vaste sujet de discussion et un mys-tère non totalement élucidé. Il est un fait cer-tain que l’interface que constitue la peau avec le monde extérieur présente une incroyable concentration de récepteurs sensoriels (plu-sieurs milliers par centimètre carré) dont la stimulation va induire un message envoyé au système nerveux central, qui, en retour, peut adapter le fonctionnement organique. Une grande partie de notre fonctionnement est régulée par le système nerveux dit autonome, c’est-à-dire indépendant de la volonté et sou-vent de la conscience. C’est notamment au travers de cette voie nerveuse autonome que va se faire la régulation induite par le toucher des zones réflexes. Mais d’autres voies compa-rables aux méridiens énergétiques décrits par la médecine chinoise sont sans doute encore à découvrir. D’une manière plus globale, la plu-part des réflexologies, par le toucher qu’elles impliquent, invitent à une reconnexion pro-fonde du corps avec l’esprit, placent le corps en état de détente propice aux processus de réparation et tissent un lien riche de sens entre praticien et consultant Quel que soit le mécanisme impliqué, des siècles de pratique valident les bienfaits de la réflexologie que le temps et les cultures ont décliné en diffé-rentes versions, plus ou moins connues mais toutes riches de leurs particularités.

Pieds, mains, visage… multiples réflexologies

La méthode la plus popularisée aujourd’hui en-core reste la réflexologie plantaire. Par stimula-tion rythmique avec le pouce (le plus souvent) des zones réflexes situées sur le pied (plante et dessus du pied), le praticien peut ainsi ame-ner le corps à un rééquilibrage physiologique et énergétique dans le cadre de nombreux troubles tels que problèmes digestifs (nausées, constipation, lenteur digestive, reflux gastro-oesophagien), nerveux (migraines, névralgies, sciatiques,…), circulatoires (mauvaise circu-lation veineuse, lymphatique,..), articulaires (lumbago, torticolis, lombalgie,…), glandulaires (douleurs de règles, hypo- et hyperthyroïdie,…). En réharmonisant la circulation de l’influx nerveux, mais aussi celle des fluides (sang, lymphe,…) et des déchets dont elle favorise l’élimination, la stimulation réflexe induit un retour à l’équilibre (homéostasie) de l’orga-nisme qui dès lors retrouve sa capacité d’auto-guérison. Cette réflexologie doit son regain en Occident aux travaux d’un médecin américain, le Dr Fitzgerald dont les travaux seront pour-suivis par les Dr. Starr White et Shelby Riley. Ce dernier sera le premier à publier une localisa-tion précise des zones réflexes des pieds et des mains. C’est à une de ses collaboratrices, Eunice Ingham, que l’on doit le développement de la réflexologie plantaire en Europe. Souvent en-seignée conjointement à la réflexologie plan-taire, la réflexologie palmaire traite les zones réflexes des mains, comparables à celles des pieds. Certaines zones y sont plus développées, d’autres moins sensibles, mais cette technique présente l’avantage de pouvoir traiter la per-sonne lorsque son état ne permet pas un accès aux pieds.
Au fils des années, ce sont également dévelop-pées des formes de réflexologies faisant appel à d’autres zones réflexes, bien moins évidentes d’accès comme la muqueuse interne du nez, objet de la sympaticothérapie ou « réflexologie endo-nasale », ou encore le pavillon de l’oreille dans le cadre de l’auriculothérapie, bien déve-loppée en France où elle fait l’objet d’un ensei-gnement universitaire destiné aux médecins ou assimilés et est proposée en technique de soin complémentaire (troubles neurofonctionnels, ORL, douleurs, dépendances,…) dans certains hôpitaux. Citons enfin la « Multiréflexologie » ou « Dien Chan » créée dans les années 1980 par le Pr. Bùi Quôc Châu au Vietnam et faisant l’objet aujourd’hui d’un enseignement inter-national. Elle présente l’avantage de propo-ser, pour un même organe à traiter, des zones réflexes situées en différents endroits du corps (surtout le visage), ce qui accroit la flexibilité de la méthode. Pratiquée seule ou en com-plément d’une autre réflexologie, elle permet d’agir rapidement en cas d’urgence et présente l’avantage non négligeable de possé-der des protocoles « beauté » au cours des-quels, en travaillant l’énergie des zones du visage, on en améliore le tonus. Le Dien Chan se pratique avec des instruments et peut se combiner, comme les autres réflexologies, avec d’autres médecines naturelles comme l’aromathérapie.
Quelle que soit celle adoptée en fonction de votre sensibilité, la réflexologie se révèle donc être, du plus jeune âge à la fin de vie, une pra-tique à la fois préventive et curative des dys-fonctionnements qui affectent le corps. Au fond, c’est lui qui se guérit, le praticien ne fait que donner un coup de pouce.

Charline Nocart

DE BONNES SOURCES POUR EN SAVOIR PLUS :
• lareflexologie.be : Cours de Réflexologie dispensés par Nicole Ortmann, Académie du Bien-Etre, Liège.
• www.cer-reflexologie.com : centre de formations à Bruxelles
• www.feberef.org : Fédération Belge de Réflexologie
• www.mariefrancepierre.be : formation en Dien Chan (seule formatrice agréée pour la Belgique)
• www.tiendao-coaching.com • Manuel Approfondi de Réflexologie Plantaire, de Mireille Meunier, Editions Guy Tredaniel
• Réflexologie thérapie totale : du Réflexe à la Conscience, de Martine Faure-Alderson, Editions Guy Tredaniel
• Réflexologie de la main : Thérapie Totale, de Martine Faure-Alderson, Editions Guy Tredaniel.



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